Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 08 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
En introduction, le Chef de l’Etat réitère, dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, son message de félicitations et de solidarité, à l’endroit de la Communauté chrétienne, avant de poursuivre sa communication axée sur les points suivants :
Célébrations de la Fête nationale
Le Président de la République rappelle que le Sénégal a célébré, le 04 avril 2026, dans la communion et la fierté collective, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il salue le succès retentissant des célébrations sur l’étendue du territoire national, marqué par la délocalisation, à Thiès, de la prise d’armes et du Grand défilé national sous sa présidence, en présence de son homologue de la République gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui NGUEMA, invité d’honneur de la manifestation.
Il remercie et félicite les populations de la Région de Thiès, les autorités administratives et l’ensemble des maires et élus locaux, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable, ayant permis la réussite de cet évènement exceptionnel de l’agenda républicain.
Le chef de l’Etat félicite également le Ministre des Forces armées, le Chef d’Etat-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour la bonne organisation qui témoigne de leur professionnalisme et de leur exemplarité reconnus. Il exprime son engagement à renforcer la présence dans les territoires, l’équipement, la modernisation et l’excellence des FDS, pour asseoir un Sénégal souverain, dans un monde en pleine mutation.
Enfin, il rappelle au Gouvernement, dans l’optique de territorialisation de l’action de l’Etat, la nécessité de poursuivre la mise en application de la doctrine de délocalisation des activités de célébration, avec le déploiement maitrisé du Programme spécial de réalisation d’infrastructures dans les régions et chefs-lieux désignés hôtes.
Exploitation et régulation des autoroutes
Le Président de la République fait observer que la réalisation et l’exploitation des autoroutes participent au désenclavement des zones de production, à la qualité de l’aménagement du territoire, à l’accélération de l’urbanisation et à l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine. Dans cette dynamique, il salue l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, exécutés à hauteur de 92%. Il demande, à cet effet, au Ministre des Infrastructures de prendre les dispositions pour la mise en service des axes entièrement achevés de la nouvelle Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la section Mbour-Thiadiaye en particulier. Au demeurant, le Chef de l’Etat prescrit d’accélérer les travaux du tronçon Thiadiaye-Kaolack et ceux relatifs à l’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis et d’améliorer la circulation et la sécurité routière sur l’axe Dakar-Thiaroye-Rufisque-Toglou-Kirène-Malicounda-Mbour.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Infrastructures de proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes en exploitation au Sénégal.
Gouvernance des transports terrestres
Le Président de la République souligne que la sécurité routière et la modernisation de la gestion des transports terrestres, doivent rester des priorités du Gouvernement, en relation avec les acteurs du sous-secteur, avant de constater une récurrence des grèves cycliques dans les transports routiers, qui entrave la circulation des personnes et des biens et freine les activités économiques.
Rappelant l’impératif de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens élevé des responsabilités dans le respect des lois et règlements, il relève l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’Etat et les acteurs des transports routiers, en vue de bâtir un pacte durable pour le retour immédiat au fonctionnement normal et intégral des transports routiers.
Réitérant son attachement à la bonne gouvernance des transports routiers, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de veiller, avec le Ministre chargé des Transports terrestres, à l’application effective et inclusive des recommandations des états généraux des Transports.
Il souligne l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal et de veiller au respect scrupuleux du Code de la Route et de la réglementation de la circulation des différentes catégories de véhicules de transport public. A cet égard, il rappelle au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de renouvellement des véhicules de transport et d’améliorer l’efficacité du système de transport collectif, avec le renforcement des parcs de la société « Dakar Dem Dik » et du Bus Rapid Transit (BRT), de même que ceux détenus par les associations et opérateurs privés agréés.
Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au fonctionnement performant du TER, des Chemins de Fer du Sénégal (CFS) et des Grands Trains du Sénégal (GTS), dans une perspective de développement optimal du transport urbain et interurbain multimodal.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin du mois d’avril 2026, un Rapport exhaustif sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, intégrant un calendrier précis.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le jeudi 09 avril 2026, la Rentrée solennelle du Barreau, avant d’effectuer une tournée économique dans la Région de Kolda du 12 au 14 avril 2026.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Réforme de l’Ecole nationale d’Administration (ENA)
Abordant le rôle du capital humain dans la politique de transformation du Sénégal, le Premier Ministre a présenté le projet de réforme de l’École nationale d’Administration. Ce projet contribuera à la formation des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050 et à préserver la crédibilité de cette institution, véritable ascenseur social et levier de cohésion nationale et de démocratisation de l’accès aux hautes fonctions de l’État.
Face aux limites du décret n°2011-1704 du 06 octobre 2011 portant création de l’ENA et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et aux impératifs de transformation systémique consistant à réinventer le profil adéquat du manager public, le Premier Ministre a proposé une réforme selon une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée, favorisant une synergie d’actions pour des objectifs de modernité et de performance. Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme. Ce Comité, cadre permanent de concertation, élargi à l’ensemble des acteurs concernés, engagera des concertations et formulera des propositions alignées aux politiques publiques des différents secteurs.
Le Premier Ministre a donné des indications non seulement relatives aux réformes juridiques et institutionnelles, mais également aux réformes pédagogiques et scientifiques, notamment l’élaboration d’un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret régissant l’ENA, la modernisation des outils de gestion, l’augmentation des ressources financières et leur rationalisation, la nouvelle configuration des sections, la modernisation du matériel d’enseignement permettant de mettre le numérique au centre des enseignements, la mise en place de l’Institut de Formation à Distance (IFD) ainsi que l’adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral.
Nouvelle doctrine du Secteur informel
Rappelant que l’économie informelle est une fragilité structurelle de notre modèle de développement, le Premier Ministre a estimé que la formalisation du secteur dit « informel » est à la fois une condition de notre compétitivité et un défi. Cette économie est caractérisée par une faible productivité, une assiette fiscale étroite, une couverture sociale insuffisante et un pilotage institutionnel fragmenté. Il s’y ajoute que la Stratégie nationale intégrée de Formalisation de l’Économie informelle (SNIFEI 2022-2026) n’a pas produit l’ensemble des résultats escomptés.
Par conséquent, le Premier Ministre a ordonné une évaluation indépendante rigoureuse de cette stratégie, devant conduire à une stratégie rénovée, reposant sur une nouvelle doctrine incitant fortement à la formalisation et sanctionnant les situations de fraude organisée. De ce point de vue, la formalisation ne sera plus une contrainte, a-t-il-estimé, mais un levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de notre économie.
Le Premier Ministre a procédé à la typologie de l’informel en quatre (04) catégories, à savoir l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Il a retenu l’alignement des dispositifs d’appui et l’approche interministérielle ainsi que des arbitrages stratégiques notamment l'opérationnalisation effective du statut de l'entreprenant, l’immatriculation comme condition d’accès aux avantages publics, une protection sociale visible et accessible et, enfin, une lutte renforcée contre la fraude organisée.
Dès lors, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, une proposition d’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation. Ce Conseil devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, assortie d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés par ministère et d’arbitrages budgétaires et réglementaires clairs.
Le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun (RTC)
Le Premier Ministre a annoncé que le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC), d’un montant total de 267 milliards de FCFA et piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar (CETUD), est une initiative structurante pour la mobilité urbaine de la capitale. Il permettra de réorganiser le réseau de bus pour mieux connecter les usagers aux transports de masse, d’améliorer la desserte des zones périphériques et de déployer des bus à faible émission. Ce projet prévoit également le déploiement d’infrastructures modernes, l’acquisition d’un matériel roulant de qualité ainsi que la professionnalisation des opérateurs du secteur.
Pour le Premier Ministre, la mise en œuvre dudit projet exige une impulsion décisive pour lever les derniers obstacles. Après avoir identifié les blocages opérationnels qui freinent son démarrage effectif, le Premier Ministre a donné instruction au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget, de prendre, sans délai, toutes les dispositions nécessaires pour lever ces obstacles et permettre le démarrage effectif du projet.
Enfin, il a demandé au Ministre des Infrastructures, au Ministre des Transports terrestres et aériens, au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire et au Ministre des Forces armées, après concertation, de lui présenter un avis sur la faisabilité du Stade de Ouakam sur le site de l’Ancienne Piste.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et le Ministre des Finances et du Budget ont fait une communication conjointe sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement et l’évolution des prix des produits pétroliers et de l’électricité.
Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication portant sur la présentation du projet de loi portant Code du Travail et du projet de loi portant Code de la Sécurité sociale.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 1er avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Célébration de la fête de Pâques
Le Président de la République entame sa communication en évoquant la Semaine Sainte, en prélude à la célébration de la fête de Pâques et adresse ses félicitations et vœux à la Communauté chrétienne, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité dans la solidarité.
Il demande au Gouvernement de mettre en œuvre les mesures appropriées pour un bon déroulement des célébrations de la Pâques sur l’étendue du territoire national.
An II de l’accession à la Magistrature suprême et mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation
Rappelant sa prestation de serment devant la Nation, le 02 avril 2024, le Président de la République remercie le Peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement pour la matérialisation du projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. A cet égard, il félicite le Premier Ministre, les ministres et secrétaires d’Etat, pour les efforts consentis, afin d’accélérer le redressement du pays, améliorer le bien-être des populations et impulser la transformation systémique du Sénégal, malgré la situation économique, financière et sociale sans précédent héritée de l’ancien régime.
Il souligne la délicatesse de la phase de correction et de restructuration engagée, enregistrant des avancées notables, parmi lesquelles la présentation de l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 » et la réalisation du Masterplan, de la Stratégie nationale de Développement (SND), du New Deal technologique et des états généraux sectoriels. Ces documents d’orientation et de cadrage de référence, estime le Président de la République, ont permis d’amorcer une transformation véritable du pays dans toutes ses dimensions et composantes.
Dans cette optique, il réitère sa volonté d’accentuer les réformes pour la modernisation de la Justice, la transparence dans la gouvernance publique et la reddition systématique des comptes, comme en attestent les lois sur l’OFNAC, la déclaration de patrimoine, les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information.
Dans ce sillage, il donne instruction au Gouvernement d’accélérer l’exécution du Plan de Redressement économique et social (PRES), la mise en œuvre des nouvelles politiques agricole et industrielle, le développement de l’économie sociale et solidaire, et la régulation des prix sur les marchés. Il lui demande, également, de veiller au renforcement du dialogue social et à la stabilité des secteurs névralgiques ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des services publics, dans le cadre d’une décentralisation intensive des projets et investissements publics, avec la mise en place progressive des pôles territoires.
Centralité de la jeunesse dans les politiques publiques
Après avoir présidé à Thiès, le 30 mars 2026, la cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale de la Jeunesse, le Chef de l’Etat félicite le Ministre de la Jeunesse et des Sports, les autorités administratives et locales de cette région, les délégations de chaque région pour la qualité de l’organisation de cet évènement, marqué par la mobilisation massive des jeunes.
Partant de la place de la Jeunesse dans la mise en œuvre des politiques publiques et de son rôle primordial dans le développement national, il rappelle au Premier Ministre l’importance et l’urgence de renforcer l’éducation, l’encadrement, la formation professionnelle et technique et l’employabilité des jeunes. En outre, le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accentuer, dans chaque département, le développement des infrastructures sportives et de promotion de la Jeunesse et à assurer une mobilisation des jeunes à l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026). Il lui prescrit d’impliquer les jeunes dans la gouvernance publique, en activant les instances communales, départementales, régionales et nationales de consultation des jeunes. A ce titre, le Président de la République demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports de préparer l’installation du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, qu’il présidera au plus tard en fin juin 2026.
Rôle majeur des daara dans la transformation du système éducatif national
A l’issue de la Journée nationale des Daara qu’il a présidée, avec la participation de toutes les parties prenantes, le Président de la République félicite le Ministre de l’Education nationale, les responsables, partenaires et acteurs des Daara, pour leur implication effective dans la bonne tenue des concertations organisées dans le cadre des Assises nationales des Daara, dont les conclusions ont été présentées lors de ladite journée.
Il demande au Gouvernement de poursuivre le dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs des Daara, en vue d’une application effective des recommandations consensuelles issues des Assises nationales. Dès lors, le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique mettront en œuvre un programme intégré de soutien aux Daara, afin d’asseoir leur place déterminante dans la consolidation du système éducatif et leur contribution au développement économique et social.
Renforcement de la transparence dans les industries extractives
Rappelant que la transparence dans la gestion des ressources naturelles demeure une priorité, le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement, le Comité national ITIE et son Président, l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués, dont le travail conjoint a permis d’améliorer le score global du Sénégal (89/100) avec la mention « Très bon », lors de l’exercice de validation 2025. Il demande au Premier Ministre de veiller, avec les ministères concernés, à consolider les acquis ainsi que l’impact positif du secteur extractif sur les communautés et l’engagement des parties prenantes, en exécutant les recommandations et les mesures de correction requises. A cet égard, il insiste sur le contrôle des ressources naturelles, la gouvernance des entreprises publiques des secteurs des hydrocarbures et des mines, les fonds destinés à la gestion environnementale et au développement des collectivités territoriales et des communautés de base concernées par l’exploitation minière ainsi que les moyens et ressources destinés au fonctionnement du Comité national ITIE.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil avoir effectué une visite officielle au Royaume d’Espagne, du 24 au 26 mars 2026, sur invitation de Sa Majesté le Roi Felipe VI. Il renouvelle ses remerciements au Roi Felipe, au Président du Gouvernement espagnol, Pedro SANCHEZ, et à l’ensemble du peuple espagnol ami, pour l’accueil chaleureux et toutes les marques d’attention.
Ce déplacement, qui atteste de la qualité des relations entre les deux pays, a été principalement marqué par la réception au Palais royal et a abouti aux résultats appréciables dont l’élévation de la coopération au niveau de partenariat stratégique global et l’adoption du cadre de partenariat pour le développement durable Espagne-Sénégal 2026-2030, doté d’une enveloppe de 180 millions d’euros, l’alignement des investissements espagnols sur la Vision Sénégal 2050 et les projets prioritaires, l’accompagnement dans l’organisation des JOJ, la décision de renforcer la coopération dans des domaines clés et la signature de cinq (05) instruments juridiques de coopération.
En marge de cette visite, le Chef de l’Etat a présidé le Forum économique dédié au Sénégal et reçu des investisseurs et dirigeants d’Entreprises espagnoles, des hommes politiques dont le Président du Gouvernement de la région des Canaries ainsi que la communauté sénégalaise établie en Espagne.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Le rôle de la jeunesse dans la politique de transformation du Sénégal à travers le service civique national
Pour le Premier Ministre, l’encadrement et la mobilisation de la jeunesse en vue d’assurer sa contribution optimale à l’œuvre de construction nationale demeurent une priorité absolue pour le Gouvernement. Il estime que le développement durable d’une Nation repose autant sur ses performances économiques que sur la qualité de son capital humain et la solidité de ses valeurs civiques, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la stabilité institutionnelle. A cet égard, le service civique et le volontariat apparaissent comme des instruments privilégiés de formation citoyenne, d’engagement collectif et de mobilisation des jeunes, en particulier, autour de projets utiles à la société.
Le Premier Ministre a rappelé les initiatives en cours de réalisation, dont l’érection d’un Centre de Transformation systémique à vocation africaine et des Centres civiques des Métiers dans les territoires. Il a également indiqué les actions de promotion du civisme et du volontariat, notamment l’instruction civique et patriotique, l’initiation au civisme et à la citoyenneté, la mobilisation des volontaires agricoles et de la consommation, la célébration de la Semaine nationale du Volontariat, l’appel à l’action pour l’année internationale des volontaires pour le développement durable et la Journée internationale des Volontaires, la tournée de sensibilisation à la citoyenneté active ainsi que les vacances agricoles citoyennes.
En outre, il a annoncé les mesures à mettre en œuvre, dont la mise en place d’un Programme de recours au volontariat des Séniors, le renforcement de l’éducation civique dans le cadre de la révision des curricula d’enseignement, l’élaboration de la documentation relative au cadre national de concertation sur le civisme et la citoyenneté active, la finalisation du décret d’application de la loi d’orientation générale sur le volontariat et du décret relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Direction générale du Service civique national et du Volontariat (DGSCNV) et la mise en place du Comité national des Acteurs du Volontariat et du Guichet unique du volontariat, en associant les principaux acteurs non étatiques.
Refondation des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM) dans le cadre de l’Agenda national de Transformation
Le Premier Ministre a fait observer que la transformation requiert un vivier conséquent de talents techniques et scientifiques, en soulignant les besoins en techniciens supérieurs, ingénieurs, chercheurs et professionnels capables de porter les grands projets structurants qui jalonnent la feuille de route de l’Agenda national de Transformation.
Or, selon lui, les résultats du baccalauréat 2025 révèlent une situation en défaveur des filières scientifiques. Ainsi, les séries littéraires concentrent à elles seules la quasi-totalité des candidats inscrits. Par ailleurs, des académies entières comme celle de Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou n’ont pu présenter de candidat au baccalauréat technique. De même, les séries scientifiques ne concernent qu’un nombre marginal d’élèves. Sur les 77 388 bacheliers admis en 2025, seuls 15 888 le sont dans la filière Sciences et Techniques, contre 59 575 dans les filières littéraires.
Déplorant cette inadéquation structurelle entre notre système éducatif et les besoins de notre économie et rappelant que l’Agenda national de Transformation exige des compétences techniques pointues dans des secteurs aussi vitaux que l’agriculture, la santé, l’innovation, l’énergie, les mines et la transformation industrielle, le Premier Ministre a donné instruction :
Le Premier Ministre a souligné qu’il envisage l’organisation d’une tournée nationale des universités. Il a donné mandat au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, en liaison avec les services de la Primature, pour la préparation technique et logistique, la définition d’une trame nationale d’échanges et l’organisation, à l’issue de la tournée, d’une restitution stratégique assortie de recommandations opérationnelles et d’un plan de suivi.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les développements économiques récents et les perspectives.
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur le suivi des demandes sur e-Senegal.
Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur les évolutions envisagées du concours d’entrée en classe de sixième du Moyen.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 11 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Promotion de la production locale et du consommer local
Abordant sa communication, le Président de la République souligne que les performances de la production, dans le secteur agricole, appellent la mise en œuvre d’une vision systémique intégrant à la fois la restructuration des marchés et circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maitrise et la régulation de la demande ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux. A cet effet, il demande au Gouvernement de veiller à l’encadrement et à la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, et d’accélérer le déploiement du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles.
Dans ce sillage, le Chef de l’Etat instruit le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Ministre de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation, afin d’assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs. Il insiste sur la nécessité d’accentuer les campagnes d’information et de promotion de la consommation de la production agricole nationale, en développant un label qualité « Sénégal », tout en renforçant les capacités de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), notamment dans ses missions de valorisation des recherches sur les céréales et productions horticoles.
Il souligne, enfin, l’attention particulière à accorder à la réalisation des stocks de sécurité pour les denrées stratégiques et produits de consommation courante et à la stabilité des prix, avant de demander de faire l’évaluation de l’état d’application de la loi sur les prix et la protection des consommateurs.
Développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires
Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le Président de la République indique l’importance et l’urgence de veiller à l’application intégrale des dispositifs et instruments prévus par la loi d’orientation relative à l’Economie sociale et solidaire. A cet effet, outre l’établissement du Fichier national de l’Economie sociale et solidaire, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire d’accélérer la mise en place des mécanismes de l’Economie sociale et solidaire dans la dynamique de promotion d’un développement durable et participatif.
Pour le Chef de l’Etat, il convient de mobiliser les acteurs publics, le secteur privé, les structures de microfinance, les femmes, les jeunes et toutes les forces vives de la Nation autour d’une doctrine nationale de développement endogène de l’économie solidaire.
A cet égard, au-delà de l’intégration des initiatives des associations sportives et culturelles dans la nouvelle politique en matière d’économie sociale et solidaire, il demande d’améliorer les performances des projets de lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les vulnérabilités, à travers la crédibilité du Registre national unique (RNU). En outre, le Président de la République fait observer la nécessité d’intensifier le processus de restructuration des programmes de protection sociale et de solidarité nationale, dans une optique d’asseoir la complémentarité et le soutien optimal de l’Etat aux initiatives de consolidation de l’économie sociale et solidaire.
Enfin, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire de préparer la tenue, d’ici la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’Economie sociale et solidaire.
Accélération de la mise en œuvre des programmes routiers
Considérant la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement comme des préoccupations majeures des populations et des acteurs économiques, le Président de la République demande d’intensifier l’exécution des projets d’infrastructures routières prioritaires validés et de mettre en œuvre un nouveau Schéma routier national optimisé, en cohérence avec l’urbanisation accélérée du territoire et le déploiement des Pôles de développement.
Agenda diplomatique et rayonnement international du Sénégal
Le Président de la République rappelle que le Sénégal reste un pays attaché à la paix, au multilatéralisme et à l’intégration africaine, avant de demander de veiller à la modernisation de notre réseau diplomatique et consulaire, en vue de renforcer l’efficacité de notre politique étrangère. Dans ce cadre, il informe le Conseil avoir convoqué, les 18 et 19 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal.
Il annonce également que notre pays accueillera, les 20 et 21 avril 2026, la 10ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui enregistrera la participation de plusieurs décideurs et acteurs civils et militaires du continent africain.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Place du capital humain dans la stabilité sociale
Le Premier Ministre a rappelé que le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation. Dès lors, le Gouvernement accorde une importance de premier ordre à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, à ceux de l’Éducation et de la Santé. Il a fait un diagnostic du secteur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, en proie à une crise lancinante due essentiellement à un déficit global en personnels, un manque d’infrastructures et d’équipements en nombre et en qualité, la détérioration de l’environnement scolaire, l’inadéquation des curricula d’enseignement et de formation, la faible promotion de filières scientifiques, la question récurrente des bourses des étudiants, le dérèglement du calendrier universitaire ainsi que l’instabilité chronique de l’espace scolaire et universitaire.
Le Premier Ministre a fait noter que pour le secteur de la Santé, les problèmes sont liés, entre autres, à la fragmentation des systèmes d’information de santé, au manque d’infrastructures et d’équipements modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, à l’insuffisance des ressources humaines et financières ainsi qu’au déficit d’entretien et de maintenance. Il s’y ajoute l’obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel et des moyens, la dépendance structurelle aux importations de médicaments, de matériels et autres produits de santé, le sous-investissement dans la prévention ainsi que la faiblesse du plateau médical, rendant plus difficile l’accès à des soins de santé de qualité.
Pour le Premier Ministre, face à ce constat, l’Etat a déployé des efforts exceptionnels, dans un contexte général difficile, pour redresser ces secteurs vitaux. Ainsi, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025 entre le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat.
Dans le secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Gouvernement déroule son plan quinquennal de recrutement de personnels pour renforcer les effectifs des enseignants afin de couvrir, à terme, les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l’éducation. En outre, selon le Premier Ministre, des avancées significatives ont été notées dans l’intensification de l’accès, dans l’inclusion et l’équité sociale, dans l’amélioration de la gestion des carrières des personnels enseignants, dans la valorisation de la fonction enseignante, ainsi que dans le renforcement des capacités des enseignants par la formation diplômante universelle et la formation continue.
Le Premier Ministre a souligné que, dans le domaine de la Santé, le Gouvernement a engagé une réorganisation des programmes sectoriels, en mettant davantage l’accent sur les actions de prévention et de promotion de la santé. Cette orientation stratégique s’accompagne d’une révision de l’organigramme du ministère au niveau central ainsi que de plusieurs réformes structurantes en cours, notamment la révision du Code de la Santé publique, la réforme du cadre juridique relatif à la santé mentale ainsi que l’actualisation de la carte sanitaire nationale.
Le Premier Ministre a également souligné les résultats probants obtenus sur le plan des ressources humaines et des infrastructures sanitaires, avant de lancer un appel à tous les acteurs et partenaires des systèmes d’éducation et de santé à un sursaut dans l’intérêt exclusif de la Nation.
Enfin, il a invité les ministres à mettre un accent particulier sur les politiques publiques tournées vers la promotion du capital humain, à respecter les engagements pris au nom du Gouvernement, à faire preuve d’ouverture pour maintenir et consolider le dialogue pour la stabilité et la paix sociales et à ne ménager aucun effort pour prévenir et trouver des solutions aux difficultés qui surviennent dans les relations entre l’État et les acteurs sociaux.
Amélioration de la mise en œuvre de projets structurants
Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur l’état d’avancement de trois projets structurants inscrits parmi les priorités nationales, à savoir le Programme national de Développement des Agropoles, le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar et le Projet d’électrification rurale.
S’agissant du Programme national de Développement des Agropoles, le Premier Ministre a rappelé qu’il constitue un levier majeur de notre ambition de souveraineté alimentaire, de transformation industrielle des territoires et de création d’emplois. Il a partagé avec le Conseil certaines difficultés rencontrées, liées au dispositif de gouvernance et à certainescontraintes opérationnelles et financières. Ainsi, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre les mesures requises pour accélérer les décaissements, apurer les situations les plus critiques, notamment les arriérés de salaires et conduire avec la Banque africaine de Développement une revue diligente des options relatives à l’Agropole Nord, en vue d’une décision rapide et soutenable. Il a demandé également au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en relation avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, de finaliser le cadre opérationnel de sécurisation de la matière première agricole, afin de garantir un approvisionnement régulier, durable et conforme aux besoins des futures unités de transformation.
Concernant le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar, le Premier Ministre a rappelé son importance stratégique, notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026. Il a déploré son arrêt du fait de décomptes impayés, alors que l’échéance de mise à disposition du site s’approche.En conséquence, il a demandé aux Ministres des Finances et du Budget ainsi que des Infrastructures, de procéder, en urgence, à la régularisation des décomptes en instance, afin de permettre la reprise immédiate des travaux et d’assurer leur livraison dans les délais prescrits.
Pour le Projet d’électrification rurale porté par l’ASER, le Premier Ministre a rappelé qu’il participe directement à l’objectif d’accès universel à l’électricité et à la réduction des inégalités territoriales. Il a fait observer que les difficultés rencontrées dans l’admission et le dédouanement des équipements importés compromettent le calendrier d’exécution de ce projet et retardent l’amélioration attendue des conditions de vie des populations rurales concernées.Il a, à cet effet, demandé au Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre toutes les dispositions utiles pour lever les blocages douaniers, mettre en place un dispositif accéléré de traitement des équipements destinés au Projet d’électrification rurale, dans le respect de la réglementation en vigueur et d’assurer un suivi rapproché de l’exécution dudit projet, jusqu’à la résorption complète des difficultés.
Le Premier Ministre a clos sa communication en informant le Conseil que le Gouvernement, sous sa conduite, entamera une série de communications publiques sur de grands dossiers, dont la première aura lieu cette semaine, portant sur le thème de la renégociation des conventions et contrats conclus dans les secteurs stratégiques.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation au Proche et Moyen-Orient.
Le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, chargé du Logement a fait une communication sur le Projet national de Logement : Les Cités de la Transformation.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 portant Code des Investissements.
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Stabilité du système éducatif national
Le Président de la République débute sa communication en soulignant le caractère impératif du bon fonctionnement de l’Ecole, pilier du pacte républicain. A cet effet, il rappelle au Gouvernement et aux acteurs de la communauté éducative, l’importance de renforcer la culture d’excellence et du mérite, ainsi que la crédibilité du système éducatif. Il engage le Gouvernement et les personnels enseignants à asseoir la stabilité du climat social, afin d’assurer la continuité des activités pédagogiques et le bon déroulement des évaluations, examens et concours, à travers un sursaut républicain et patriotique.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’amélioration du cadre de vie, dans les établissements scolaires publics, par l’accélération de la mise en œuvre du Programme national de Construction et de Réhabilitation d’écoles, de lycées et collèges, en intégrant les aménagements paysagers adaptés. Enfin, il instruit le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de la Formation professionnelle et technique d’intensifier le rythme de révision des curricula pour les adapter davantage aux besoins de l’économie nationale et au renforcement de l’intégration du numérique dans les enseignements et apprentissages.
Politique d’amélioration de la condition de la femme
Le Président de la République salue l’organisation de la Semaine nationale de la Femme, dans le contexte de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 08 mars 2026, sous le thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ».
Magnifiant les efforts consentis par le Gouvernement et l’ensemble des partenaires pour l’amélioration de la condition féminine, notamment en faveur des femmes résidant en milieu rural, le Chef de l’Etat souligne l’importance qu’il accorde à l’éducation des jeunes filles et à la préservation de l’égalité des genres et des droits des femmes. A cet effet, il indique au Gouvernement la nécessité d’accentuer la sensibilisation et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, et d’impliquer davantage les organisations féminines dans la mise en œuvre des politiques publiques, à travers le déploiement des projets et programmes de renforcement de l’autonomisation économique des femmes.
Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’accélérer les réformes nécessaires à la promotion économique et à la protection sociale des femmes et d’organiser, avant la fin de l’année 2026, des concertations nationales inclusives sur la contribution des femmes à la réalisation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.
Renforcement du rôle de l’élevage et des productions animales dans la souveraineté alimentaire
Le Président de la République fait observer que le sous-secteur de l’élevage et des productions animales joue un rôle majeur dans l’économie nationale et la souveraineté alimentaire. A cet égard, il demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan d’intensifier, en liaison avec les différentes organisations d’éleveurs, les actions de modernisation de l’Elevage et d’amélioration des productions animales.
Le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’urgence d’accentuer les efforts de promotion de l’autosuffisance en viande, de mettre en place des coopératives communautaires et de travailler, avec les parties impliquées, à l’opérationnalisation d’un Fonds national de Développement de l’Elevage, instrument public de financement robuste, devant mobiliser des ressources endogènes issues de l’exploitation des filières du secteur. Il demande, également, d’engager les concertations en vue d’une modernisation du système de gestion des abattoirs, foirails, marchés de bétail et infrastructures pastorales.
Dans ce sillage, le Chef de l’Etat invite le Ministre chargé de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives à faire une évaluation de l’application du Code pastoral, à accentuer la mise en œuvre du plan de transformation du Ranch de Dolly et à renforcer les ressources du Haras national de Kébémer. Il demande aussi de développer les écoles nationales, instituts et centres de formation et de recherche dans les domaines liés à l’élevage et aux productions animales, d’impulser une stratégie avancée de lutte contre le vol de bétail et de préparer la prochaine édition de la Journée nationale de l’Elevage. Il rappelle, enfin, l’urgence de faire adopter, dans les meilleurs délais, le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.
Suivi de la réception effective des infrastructures relatives aux JOJ Dakar 2026
Le Président de la République informe le Conseil de sa visite d’inspection de l’état d’avancement des chantiers et infrastructures d’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, effectuée le 1er mars 2026. Il demande au Ministre des Infrastructures de faire une évaluation du niveau d’exécution des différents travaux et de prise en charge des problématiques urgentes liées à leur réception effective à date. Enfin, le Chef de l’Etat souligne le prix qu’il attache à l’amélioration du cadre de vie dans les localités d’accueil, notamment l’accélération des aménagements et la réalisation des voiries d’accès aux sites de compétition et d’hébergement, sis dans les communes de Diamniadio et de Saly Portudal, en particulier.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Rationalisation du secteur parapublic
Le Premier Ministre a rappelé que lors de son passage à l’Assemblée nationale à propos de la séance relative à la question d’actualité le 21 février 2026, il avait dégagé les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend prendre pour renforcer la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Parmi celles-ci, figure la rationalisation du secteur parapublic, dans une logique de modernisation de l’Administration, de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses publiques. Dans ce cadre, un Groupe de travail a été mis en place pour proposer un Plan de rationalisation du secteur parapublic, en mettant en lumière les chevauchements des missions, les meilleures synergies, l’exercice d’attributions similaires par l’Administration ainsi que les repositionnements pertinents. Ce Groupe a procédé à l’analyse de toutes les entités concernées et a proposé, à l’issue des travaux :
. la suppression de dix-neuf (19) entités, cumulant des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025, une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards FCFA, pour un effectif de 982 agents et une dette globale arrêtée à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024 ;
. le repositionnement de dix (10) entités, qui se traduirait notamment par la redéfinition des modèles d’intervention, une meilleure réaffirmation de leurs missions, par la révision ou l’actualisation de leur cadre juridique ainsi que de leur doctrine d’investissement.
Le Premier Ministre a fait noter que ce Groupe a souligné que dans certains secteurs, l’adoption d’une politique viable constitue un préalable à toute opération de rationalisation. Globalement, l’opération se traduirait par une optimisation de l’organisation du secteur parapublic et une économie budgétaire nette cumulée estimée, au moins, à 55 milliards FCFA sur les trois (03) prochaines années. Le Premier Ministre a abordé la dévolution du patrimoine ainsi que les mesures d’accompagnement sur le plan social, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux. Dans cette perspective, il a engagé tous les ministres à se mobiliser pour une bonne mise en œuvre du Plan de rationalisation qui sera piloté par le comité interministériel qu’il mettra en place prochainement.
Le Premier Ministre a rappelé que ce Plan de rationalisation doit être accompagné par une dynamique d’amélioration de la gouvernance du secteur parapublic, axée en particulier sur la maitrise des salaires et des effectifs, l’harmonisation des grilles de rémunération, l’utilisation optimale des crédits budgétaires, l’actualisation du classement des structures, le respect des normes de création, le renforcement du contrôle et de l’évaluation ainsi que la capacitation des acteurs.
Dans cet esprit, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget de veiller, en rapport avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, au strict respect des attributions de la Commission d’Evaluation des Agences d’exécution et du Comité de Suivi du Secteur parapublic. Il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de les doter de ressources budgétaires appropriées, afin d’assurer leur fonctionnement optimal.
Nécessité de reformulation d’une nouvelle politique agricole et agro-industrielle
Le Premier Ministre a rappelé que les campagnes de production agricole 2024/2025 et 2025/2026 se sont déroulées dans le cadre d’un effort budgétaire renforcé, avec des subventions initiales respectives de 120 milliards et 130 milliards FCFA. Ces campagnes sont marquées par des innovations et réformes majeures dans la gestion des intrants, la
digitalisation et la gouvernance des filières, auxquels il convient d’ajouter les conditions agro-climatiques favorables. Ainsi, la production a enregistré des résultats globalement satisfaisants, avec des hausses significatives sur les principales spéculations, malgré la persistance de certaines difficultés.
Le Premier Ministre a annoncé la finalisation d’un document qui, se conformant à la loi d’orientation agrosylvopastorale, constituera le référentiel de la nouvelle Politique agricole, alignée sur l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Il a également abordé la Note d’orientation sur les mesures et réformes pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires, initiée par le ministère en charge de l’Agriculture.
Ainsi, il a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en rapport avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Ministre des Finances et du Budget et toutes les parties prenantes, de finaliser et de lui soumettre, d’ici le 30 avril 2026, la Nouvelle Politique agricole et agro-industrielle, axée sur la modernisation agricole, le développement durable et la souveraineté alimentaire.
Sécurisation de la souveraineté alimentaire par la résorption des pertes post-agricoles sur les filières oignon et pomme de terre
Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur les pertes post-récoltes et les difficultés de commercialisation des produits agricoles liées au manque d’infrastructures adaptées. Il a exprimé son regret face aux pertes post-récoltes élevées, qui oscillent entre 30 et 40 %. Il a exposé les faiblesses de l’écosystème post-récoltes et a instruit le Ministre en charge du Commerce, en relation avec les Ministres en charge de l’Agriculture, des Collectivités territoriales, des Finances et de l’Economie, de lui soumettre, dans les meilleurs délais, une Stratégie d’absorption des besoins de stockages à travers les huit (08) pôles territoires.
Mesures préventives de protection macroéconomique, énergétique, logistique et sociale
Face à l’escalade militaire constatée sur la scène internationale, le Premier Ministre a exposé les risques de perturbations au niveau du Détroit d’Ormuz qui, au-delà de la fermeture physique, peuvent être combinés à un choc de prix, un renchérissement du fret et de l’assurance, et une tension sur les approvisionnements critiques.
Face à notre vulnérabilité, la doctrine pour le Sénégal consiste à protéger les flux essentiels, cibler le soutien public, prévenir la spéculation et centraliser les arbitrages. C’est pourquoi, le Premier Ministre a décidé de mettre en place, sous la supervision de la Primature, un dispositif de pilotage de cette crise. Une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée et des situations consolidées seront dressées à l’attention du Chef de l’État.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur l’harmonisation des prix des bouteilles de gaz butane et la gestion de l’orpaillage.
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur l’état d’avancement du New Deal technologique, après un an de mise en œuvre.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), adopté le 19 juin 2023 à New York.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
Monsieur Papa Mada NDOUR, Chancelier des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur, Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien, en remplacement de Monsieur El Hadji Ibou BOYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines
Monsieur Joseph Sambesene Diatta, précédemment Président du Conseil d’Administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING), est nommé Président du Conseil d’Administration du Réseau gazier du Sénégal SA (RGS SA), en remplacement de Monsieur Alexandre NGOM ;
Monsieur Tidjani NIASS, Ingénieur pétrolier, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING) en remplacement de Monsieur Joseph Sambesene DIATTA.
Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique
Monsieur Emmanuel DIEDHIOU,Administrateur civil principal, matricule de solde n° 611 535/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant ;
Monsieur Cheikhna Saad-Bouh SECK, Instituteur principal de 1eréchelon, matricule de solde n° 633 364/E, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Programme de Formation Ecole-Entreprise (PF2E) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Mamadou MBATHIE, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère des Infrastructures
Monsieur Pape Gora CAMARA, titulaire d’un Master en Planification et Gestion de projets, matricule de solde n° 658 273/K, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement au Ministère des Infrastructures.
Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
Monsieur Ndéné NDAO,Administrateur civil,matricule de solde n° 696 212/Z, est nommé Directeur de la Réglementation touristique, en remplacement de Madame Ndèye Awa BADJI.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
Monsieur Amadou Djibril DIALLO, Président du Conseil Départemental de Matam, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier Abdoul Cissé Kane des Agnams, poste vacant ;
Monsieur Elhadji Mbagnick NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Management des Établissements de la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Aristide Le DANTEC, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP ;
Monsieur Alé Badara BA, titulaire d’un Diplôme d’Infirmier d’Etat, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement de Monsieur Falilou DIOP ;
Monsieur Mohamed Tété DIEDHIOU, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand-Yoff, poste vacant ;
Monsieur Cheikh Tacko DIOP, Professeur des Universités en Economie de la Santé et Administrateur de services de santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzaïni de Touba, en remplacement de Monsieur Khadim Awa Balla MBACKE ;
Monsieur Amadou Gallo DIOP, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de FANN, en remplacement de Monsieur Mame Abdoulaye GUEYE ;
Monsieur Joseph Mané, Technicien supérieur en Santé à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier d’Enfants Albert ROYER, en remplacement de Monsieur Lamine Cissé SARR ;
Monsieur Mamadou DIOUF, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Bio-toxicologie appliqué à l’Industrie, à l’Environnement et à la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national d’Enfants de Diamniadio, en remplacement de Monsieur Madické NDAO ;
Monsieur Boundia DJIBA, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Dalal Jamm, en remplacement de Monsieur Mamadou NDIAYE ;
Monsieur Algaye NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, poste vacant ;
Monsieur Arouna DIOP, Technicien Supérieur en Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre national d’Appareillage Orthopédique (CNAO), en remplacement de Monsieur Pape Moussé TOURE ;
Monsieur Mamadou BEYE, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Jean François DIENE ;
Monsieur Serigne Abdoul BA, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Seydi Elhadji Malick Sy de Tivaoune, poste vacant.
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 25 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Développement d’une culture nationale de protection civile
Le Président de la République constate tout d’abord une recrudescence et une multiplication des cas d’incendies, de feux de brousse, d’accidents de la route, d’effondrements de bâtiments et d’édifices, et de noyades. Il relève également l’accentuation des catastrophes naturelles, des crues des fleuves, des risques d’inondations et l’avancée accélérée de la mer qui menacent beaucoup de localités du pays. Il exprime, par ailleurs, la compassion et la solidarité nationales aux populations du village de Touba Thiarène, théâtre d’un violent incendie. Pour le Chef de l’Etat, cette situation appelle une transformation fondamentale des dispositifs de prévention et de protection civile.
A cet effet, et en perspective de la célébration de la Journée internationale de Protection civile, le 1er mars, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de prendre les dispositions idoines pour la validation de la Stratégie nationale de Protection civile et de Gestion des Risques de Catastrophes. Il indique également l’urgence d’assurer l’exécution optimale du Plan de réalisation d’infrastructures et d’équipements de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP).
Le Président de la République souligne l’importance de renforcer les ressources humaines en service au niveau de la BNSP, d’engager les voies et moyens de développer une culture nationale de protection civile et de mettre en place un cadre de volontariat concernant les sapeurs-pompiers et la protection civile en général.
En outre, le Chef de l’Etat insiste sur l’urgence de restructurer le dispositif national de gouvernance de la protection civile, notamment la Commission supérieure, les commissions régionales ainsi que les commissions auxiliaires de protection civile et d’actualiser les plans nationaux de prévention et de gestion des risques et catastrophes, notamment le Plan d’Organisation des Secours (ORSEC).
Il instruit le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires de réfléchir, avec les acteurs publics et professionnels impliqués, à la mise en place d’un Centre national de Prévention et de Gestion des Risques et Catastrophes.
Enfin, le Président de la République demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique d’engager le processus de création d’une structure nationale robuste de gouvernance stratégique de la Protection civile, avec des ressources humaines renforcées et des moyens adaptés.
Amélioration durable de la mobilité urbaine et interurbaine
Le Président de la République rappelle au Gouvernement que la mobilité, dans la sécurité, des personnes et des biens, est une priorité du Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère et demeure un accélérateur du développement économique et social. Il insiste sur l’encadrement de la circulation des véhicules et l’amélioration de la sécurité routière.
A cet égard, il demande au Gouvernement de mettre en œuvre les mesures appropriées pour améliorer la mobilité interurbaine et urbaine, en ciblant notamment l’agglomération dakaroise, certaines villes ainsi que les axes routiers signalés comme accidentogènes.
Le Président de la République rappelle l’importance d’accentuer la diversification des modes de transport des personnes et des biens entre les différentes régions, en veillant au développement du réseau ferroviaire et à l’amélioration de la qualité des systèmes de transport public. A ce titre, il demande au Ministre des Transports terrestres et aériens de mener des concertations avec l’ensemble des parties prenantes, en vue de la redéfinition des priorités et options des structures de transport public, dans une logique de complémentarité, de renforcement du maillage national et d’optimisation des coûts d’exploitation et des tarifs clients. S’agissant des transporteurs privés et de leurs associations, le Chef de l’Etat invite à une réflexion inclusive sur les modalités de modernisation des parcs automobiles et systèmes de transport, en veillant, à travers une réglementation revue et adaptée, à la facilitation de la mobilité des personnes et des biens.
Enfin, le Président de la République demande au Ministre des Transports terrestres et aériens de renforcer le dialogue social avec les acteurs du secteur des transports et de proposer, avant la fin du mois de mai 2026, un nouveau dispositif concerté d’amélioration de la mobilité interurbaine et urbaine.
Connaissance, préservation et valorisation du patrimoine historique national
Le Président de la République fait observer que le Sénégal dispose d’un patrimoine national matériel et immatériel exceptionnel, dont la valorisation contribue au développement économique et au rayonnement culturel international. A cet effet, il demande l’actualisation consensuelle, avant la fin de l’année 2026, du répertoire et du classement des biens matériels et immatériels relevant du patrimoine historique et l’organisation d’un Forum international sur le Patrimoine historique du Sénégal, en décembre 2026.
En outre, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’urgence de développer une stratégie d’élargissement et de préservation des sites, monuments historiques et biens nationaux classés, notamment au Patrimoine mondial de l’UNESCO et d’engager, avec l’implication d’experts réputés, les recherches nécessaires au retour effectif des biens culturels nationaux dans le patrimoine historique du Sénégal.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Logement social
Le Premier Ministre a souligné que, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, la filière du logement social constitue l’une des composantes à fort effet d’entraînement pour l’économie nationale, dont le développement permettra la mise en place d’un Programme durable de logement, notamment social.
Pour le Premier Ministre, le choix stratégique de l’écosystème du logement social vise à renforcer la compétitivité économique, à garantir à chaque citoyen l’accès à un logement décent, dont le coût est économiquement soutenable, dans le pôle ou la région de son choix, dans le cadre d’un aménagement équilibré des territoires.
Le Premier Ministre a fait le diagnostic du déficit de logement, notamment le déséquilibre structurel entre l'offre et la demande, l’urbanisation galopante et les inégalités d’accès au logement et aux services urbains. Il a demandé de définir une véritable Stratégie nationale du Logement, axée sur la sécurisation foncière, la mise en place d’une législation adéquate, le financement durable ainsi que l’équité sociale et territoriale en matière d’accès au logement. Cette stratégie, adossée à la nouvelle politique de logement, doit être opérationnalisée par la mise en œuvre d’un nouveau programme de logements fondé sur la diversité de l’offre, avec un modèle économique basé sur des mécanismes de financement et de commercialisation accessibles.
Selon le Premier Ministre, face à la production actuelle de logements formels concentrée entre les régions de Thiès et Dakar, la filière est confrontée à des contraintes structurelles majeures, notamment les problèmes d’accès au foncier pour les promoteurs privés, les coopératives et les opérateurs publics, les difficultés de mobilisation des financements adéquats et durables, le faible accompagnement des coopératives et des promoteurs privés, la faible prise en charge des acteurs du secteur informel et de certains fonctionnaires et le faible accompagnement des coopératives.
Dès lors, le Premier Ministre insiste sur la nécessité d’identifier et de neutraliser les goulots comme l’accès au foncier, les lenteurs dans les démarches administratives et le modèle financier dominant, fondé sur le crédit hypothécaire bancaire. Il a annoncé les réformes structurantes initiées, notamment le projet « les Cités de la Transformation ». En outre, il a engagé le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire à élaborer le Schéma d’Aménagement et d’Urbanisme du Grand-Dakar (SAUDAK) et à accélérer le processus d’élaboration du Plan d’Aménagement intégré de la zone couvrant la Nouvelle Ville de Thiès, la ZAC de Thiès et le Pôle urbain de Daga Kholpa. Le Premier Ministre a demandé également de renforcer les capacités d’intervention de la SAFRU, d’accélérer la mise en œuvre du programme de logements sociaux en s’appuyant essentiellement sur l’auto-construction, de redynamiser les coopératives d’habitat et de renforcer significativement les moyens institutionnels du Bureau du Projet d’Assistance aux Collectivités pour l’Habitat social (BAHSO). Le Premier Ministre a instruit, enfin, le Secrétaire d’État au Logement, en rapport avec les départements ministériels concernés, de prendre toutes les dispositions pour le développement de partenariats public-privé pour rendre opérationnelle l’option qu’il a dégagée, dans les différents Pôles-Territoires, avec la création de pôles d’habitat modernes et productifs et de traduire dans les faits « les Cités de la Transformation ».
Fonds de la Diaspora pour l’immobilier
Le Premier Ministre a rappelé les instructions du Président de la République lors de la première édition de la Journée nationale de la Diaspora. La réflexion entamée par la suite, à l’initiative du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a abouti à la proposition de création d’un Fonds Immobilier de la Diaspora-Sénégal.
Le Premier Ministre a rappelé que les transferts de fonds de la Diaspora sénégalaise représentent près de 10 % du PIB, soit2200 milliards de FCFA par an, destinés principalement à la consommation.
Le Premier Ministre a présenté le concept de Fonds Commun de Placement Immobilier-Diaspora Sénégal (FCPI-DS) qui viserait à transformer ces flux en investissements immobiliers locatifs, générant des revenus réguliers pour les familles, tout en constituant un patrimoine durable pour cette Diaspora, sans dette publique.
Il a demandé au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de finaliser la réflexion avec les parties prenantes et d’en faire la présentation prochainement en Conseil des Ministres.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a fait une communication sur le thème : « la santé dans toutes les politiques : un impératif pour réussir la Stratégie de Prévention et de Promotion de la Santé ».
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur le suivi de l’exécution des travaux engagés dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Avènement du Ramadan et du Carême
Le Président de la République adresse tout d’abord ses félicitations et vœux à la Oumah islamique ainsi qu’à la Communauté chrétienne, à l’occasion du début du mois béni de Ramadan et du Carême, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité. A cet égard, il salue le dialogue interreligieux au Sénégal, renforcé par le soutien permanent de l’Etat au culte, à travers notamment la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR). Rappelant au Gouvernement la nécessité d’accompagner les communautés durant cette période exceptionnelle de ferveur religieuse, le Chef de l’Etat demande de renforcer les ressources consacrées au culte.
Evaluation et renforcement de l’action territoriale de l’État
Le Président de la République informe le Conseil avoir tenu, le 12 février 2026, un séminaire avec les gouverneurs de région, en présence du Premier Ministre et de plusieurs membres du Gouvernement. Il félicite le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et les gouverneurs de région pour la qualité de la représentation, du travail accompli sur le terrain et des rapports, recommandations et projets présentés lors de la rencontre.
Le Chef de l’État insiste sur la subsidiarité et la gouvernance de proximité, avec l’implication effective des autorités administratives, des services déconcentrés de l’Etat et des collectivités territoriales dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques, en tenant compte des préoccupations et aspirations des populations.
A cet égard, il demande au Premier Ministre de veiller à la prise en charge des priorités régionales présentées par chaque gouverneur et arrimées à l’Agenda national de Transformation. En outre, il demande au Gouvernement d’accompagner l’Etat territorial dans ses dynamiques de modernisation, en définissant une nouvelle doctrine de déconcentration. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accorder une importance prioritaire :(i) au foncier et au développement urbain des localités ;(ii) à l’amélioration de l’accès à l’eau potable des populations et à une gouvernance consensuelle du sous-secteur de l’hydraulique rurale ; (iii) à l’accélération des programmes d’électrification rurale et au désenclavement routier et numérique ;(iv) au renforcement de la sécurisation et des infrastructures sociales de base des zones et localités frontalières ;(v) au développement de l’Agriculture, de l’Elevage, des Pêches et à la maitrise de l’exploitation forestière.
Dans le cadre de la refondation de la présence territoriale de l’Etat, le Président de la République demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller à la mise en œuvre du Plan de Modernisation de l’Administration territoriale, volet fondamental de la transformation systémique de l’Administration publique.
Il instruit également le Premier Ministre de superviser la mise en œuvre, à partir de 2026, d’un Programme spécial de construction de bâtiments et d’édifices publics destinés à l’Administration territoriale, afin de consolider la proximité et l’efficacité de l’Etat et des services publics à l’intérieur du pays.
Après avoir engagé le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à veiller à la tenue régulière des conférences régionales d’évaluation de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de tenir, chaque semestre, une réunion interministérielle de suivi de l’action de l’Etat dans les régions.
Nouvelle dynamique de politique nationale de la jeunesse
Partant de la célébration de la fête nationale du 04 avril, occasion de rendre hommage à l’Armée et à la jeunesse, le Président de la République indique le rôle primordial de la jeunesse dans le rayonnement du Sénégal et la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. A cet effet, il demande au Gouvernement de renforcer les actions en faveur des jeunes, d’améliorer l’environnement économique et social de la jeunesse, de finaliser la nouvelle Politique de la jeunesse, de veiller à l’installation, avant la fin du premier semestre de l’année 2026, du nouveau Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal et de prendre les dispositions appropriées pour la tenue de la Semaine nationale de la Jeunesse.
Renforcement du rôle des femmes dans l’Agenda national de Transformation
En perspective de la célébration, le 08 mars, de la Journée internationale des droits des femmes, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement la nécessité d’asseoir le soutien et la valorisation de l’action des femmes dans l’Agenda national de Transformation. Il demande, à cet effet, la finalisation du projet de loi relative à l’autonomisation économique des femmes, de la nouvelle Stratégie nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre, et de la réforme de consolidation de l’Observatoire national de la Parité.
Le Président de la République demande, enfin, au Premier Ministre, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités et au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, de renforcer les dispositifs de coopération, de formation, d’encadrement et de financement des femmes.
Agenda du Président de la République
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 17 février 2026, à Diamniadio, la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison des Avocats.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a entamé sa communication avec la filière Peaux et Cuirs. Il a ainsi souligné que, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan spécial d’Investissement et de Financement (2026-2028), la filière Peaux et Cuirs constitue l’une des composantes à fort effet d’entrainement pour l’économie nationale et un des leviers d’accélération de l’Agenda national de Transformation. Le choix stratégique de l’écosystème Peaux et Cuirs vise à renforcer la souveraineté, à densifier le tissu industriel et à améliorer les conditions de vie des populations. Il permet une meilleure articulation entre les politiques sectorielles, l’aménagement du territoire et la stratégie industrielle.
Pour le Premier Ministre, le Sénégal bénéficie d’un potentiel important en matière de production de peaux, principalement issue de l’élevage des bovins, ovins et caprins. Toutefois, les capacités de transformation sont limitées. Ainsi, plus de 70 % des peaux sénégalaises sont exportées brutes, entraînant une perte de valeur ajoutée significative conjuguée à l’existence d’un circuit parallèle informel d’exportation sans transformation locale. Malgré un cheptel important et un savoir-faire artisanal reconnu, le taux de transformation locale des cuirs et peaux est inférieur à 5 %, limitant ainsi la valorisation de cette matière première.
Le Premier Ministre a fait remarquer que le développement stratégique de cette filière représente une opportunité majeure pour renforcer l’industrie nationale, améliorer la balance commerciale, stimuler les économies locales et favoriser l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de la maroquinerie, de l’habillage intérieur automobile et du mobilier. À l’horizon 2034, cette filière présente un potentiel de plus de 130 000 emplois formels et un chiffre d’affaires de plus de 1 549 milliards de FCFA. Ainsi, elle peut devenir un levier majeur d’inclusion économique, en favorisant l’insertion des jeunes et des femmes, en consolidant la formalisation des acteurs et en améliorant durablement les revenus dans les territoires. Le Premier Ministre a souligné que le potentiel de cette filière érigera les Pôles-Territoires Centre et Ouest en cœur industriel du cuir sénégalais, appelés à devenir l’espace prioritaire de structuration de la filière, de modernisation de la production et de montée en gamme industrielle.
Le Premier Ministre a rappelé que l’objectif est de bâtir à l’horizon 2050 un écosystème territorial intégré autour des Peaux et Cuirs, qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production modernisée, y compris le conditionnement, aux services d’appui en passant par la transformation industrielle en produits finis et la commercialisation locale et internationale. En ce sens, les initiatives de modernisation doivent permettre l’érection d’une véritable zone industrielle et artisanale centrée sur les cuirs, peaux et phanères ainsi que le développement de l’industrie du tannage. Pour ce faire, le Premier Ministre a demandé au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de l’Industrie et du Commerce, au Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Souveraineté alimentaire et au Ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire, de prendre toutes les dispositions nécessaires au développement de partenariats public-privé pour rendre opérationnelles les orientations qu’il a dégagées, notamment dans le cadre des Zones économiques spéciales à implanter dans les Pôles-Territoires concernés. Dès lors, le Premier Ministre a engagé les ministres concernés à prendre toutes les mesures pour la conception et la mise en œuvre d’un projet intégrateur de développement artisanal et industriel de la filière Peaux et Cuirs, conforme aux orientations liées à la territorialisation des politiques publiques et à la Stratégie nationale d’Investissement favorisant les investissements privés.
Abordant la nouvelle Politique agricole, à finaliser au plus tard au mois de mai 2026, il a rappelé les grandes orientations relatives notamment au financement, aux subventions, au foncier, à la production, à l’industrie, aux appuis et infrastructures, ainsi qu’aux partenariats.
Concernant la surpopulation carcérale, le Premier Ministre a partagé quelques éléments d’informations, avant de demander au Ministre de la Justice de lui faire un rapport détaillé sur la question.
Enfin, le Premier Ministre a rendu compte de sa participation à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenue à Addis-Abeba les 14 et 15 février 2026, avant d’informer le Conseil qu’il se rendra avec l’ensemble du Gouvernement, le 24 février prochain à l’Assemblée nationale pour la session trimestrielle de questions d’actualité.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre des Transports terrestres et aériens a fait une communication sur la sécurité routière.
Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique a fait une communication sur le thème : « Pour une mobilisation nationale en faveur de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique ».
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la situation du marché et la commercialisation de l’arachide.
Le Secrétaire d’Etat chargé du Développement des Petites et Moyennes Entreprises et des Petites et Moyennes Industries a fait une communication sur la Stratégie nationale de Promotion et de Développement des PME/PMI.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
• le projet de loi modifiant la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission de Contrôle des Marchés publics et des Projets de PPP classés secret-défense.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre de la Présidence de la République
• Monsieur Tabasky DIOUF, Colonel (er), est nommé Président du Conseil de Surveillance de la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS), en remplacement de Monsieur Babacar Diagne.
Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur
• Monsieur Salomon DIEDHIOU, titulaire d’un master en Audit et Contrôle de Gestion, est nommé Directeur du Centre National d’Action Antimines au Sénégal (CNAMS), en remplacement de Monsieur Papa Maguèye DIOP.
Au titre du Ministère des Finances et du Budget
• Monsieur Assane NDIR, Inspecteur principal du Trésor, est nommé Administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, en remplacement de Monsieur Théophile Edouard AMINE.
• Monsieur Mamané DJITTE, Magistrat, matricule de solde n°636 288/G, est nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, en remplacement de Monsieur Meïssa DIAKHATE.
Au titre du Ministère de l’Education nationale
• Monsieur Pape Abdou DIA, Ingénieur en Génie civil et Infrastructures, est nommé Directeur de la Maintenance des Constructions scolaires au Ministère de l’Education nationale, poste vacant.
Au titre du Ministère des Transports terrestres et aériens
• Monsieur Abdoul Aziz MBODJI, Enseignant-Chercheur, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société AIBD SA, en remplacement de Monsieur Pape Abdourahmane DABO, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires
• Monsieur Pape Abdourahmane DABO, Ingénieur des Travaux publics, est nommé Directeur général de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré (SN HLM), en remplacement de Monsieur Bassirou KEBE.
• Monsieur El Hadji Mamadou GUEYE, Architecte, est nommé Directeur de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Madame Catherine Marie Thérèse FAYE, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement