Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a procédé aujourd’hui, à Dakar, à l’inauguration officielle du nouveau siège régional du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Cet édifice, qui regroupe l’ensemble des composantes régionales du Groupe, incarne la volonté de renforcer l’efficacité et la proximité de l’institution avec les réalités du terrain, en plaçant l’humain au cœur des politiques de développement.

Dans son allocution, le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la convergence entre la nouvelle dynamique impulsée par le Groupe de la Banque mondiale et la Vision Sénégal 2050, référentiel stratégique national visant à bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère.
Le Chef de l’État a souligné les priorités communes, notamment l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’accès universel à l’énergie, la formation professionnelle, la digitalisation et la promotion active du secteur privé. Il a également mis en exergue les réformes majeures engagées par le Gouvernement sénégalais pour créer un environnement propice aux investissements et à la création d’emplois durables.
Cette inauguration témoigne de l’engagement constant du Sénégal en faveur d’un système multilatéral renforcé, fondé sur la solidarité internationale, au bénéfice des populations sénégalaises et de l’ensemble du continent africain.
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 07 mai 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté ses condoléances les plus attristées et celles des membres du Conseil, au Premier Ministre Ousmane SONKO, suite au décès de son Aide de Camp, le Commandant Pape Mignane NDONG. Il a ensuite adressé ses chaleureuses félicitations et souhaité la bienvenue à Monsieur Boubacar CAMARA nommé Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, nouveau Secrétaire du Conseil des Ministres, en remplacement de Monsieur Ahmadou Alhaminou Mohamed LO promu Ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi du Pilotage et de l’Evaluation de l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 » avec rang de Ministre d’Etat.
Le Chef de l’Etat est revenu sur le Daaka annuel de Médina Gounass. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Khalife Thierno Amadou Tidiane BA et à tous les fidèles, mais également au Gouvernement sous la direction du Premier Ministre qui l’a représenté, pour toutes les dispositions prises ayant permis une excellente organisation de cet évènement religieux d’une envergure internationale. Par ailleurs, il a salué l’organisation, à Dakar, de la 5 ème Assemblée générale des Evêques de l’Afrique de l’Ouest dont il a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a réitéré ses félicitations et le soutien de l’Etat dans sa mission, à Monseigneur André GUEYE, nouvel Archevêque de Dakar, installé samedi 03 mai 2025.
La communauté internationale a célébré, le 1er mai 2025, la fête du Travail. Outre la cérémonie traditionnelle de remise des Cahiers de doléances au Chef de l’Etat, cet événement a été marqué, au Sénégal, par le renouveau et le renforcement du dialogue social tripartite avec la signature du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable dans la lancée de la 4ème édition de la Conférence sociale tenue les 24 et 25 avril 2025.
Le Président de la République a magnifié ce consensus social remarquable basé sur la vérité, la transparence et le sens des responsabilités des parties prenantes (Gouvernement, Patronat, Syndicats). A l’évidence, l’ensemble des contributions ainsi que les efforts consentis depuis plusieurs mois ont permis de parvenir, dans la confiance réciproque, à la conclusion de cet accord collectif stratégique nécessaire pour assurer la stabilité sociale, le redressement, l’impulsion et l’accélération de la relance économique du pays.
Par ailleurs, le Président de la République a rappelé aux différentes parties prenantes l’impératif de respecter et de faire respecter les engagements consignés et de procéder à la finalisation des plans d’action y afférents, ainsi qu’à l’évaluation périodique conjointe de l’état de leur application globale et sectorielle. Il a également souligné la nécessité de veiller à la revitalisation des comités de dialogue social, de même qu’au suivi des négociations sectorielles avec les organisations professionnelles.
En outre, il a demandé au Gouvernement de procéder à la revue des conventions collectives nationales et d’assurer la protection de la liberté syndicale dans toutes les entreprises conformément aux lois et règlements. Il a instruit le Premier Ministre d’accorder une attention particulière à la situation des entreprises publiques et privées en difficulté et de veiller à la préservation des emplois et à la continuité des activités selon des modalités de restructuration adaptées.
Le Chef de l’Etat a également demandé au Premier Ministre de veiller avec tous les Ministres à la gestion, par le dialogue et la concertation réguliers avec les acteurs, des doléances des syndicats de travailleurs relevant de l’Etat et de ses démembrements afin d’asseoir la continuité et la qualité du service public.
Par ailleurs, il a souligné l’importance d’améliorer les moyens d’intervention et l’implication du Haut Conseil du Dialogue social dans la prévention et la gestion des contentieux et différends dans le monde du travail. Face aux défis et enjeux liés à la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, il a demandé au Ministre chargé du Travail et de l’Emploi de placer la prochaine édition de la Conférence sociale sous le thème de la « Productivité au travail ». Le secteur de la presse occupe une place primordiale dans la vie de la Nation.
Ainsi, le Président de la République a demandé au Gouvernement d’accentuer les concertations avec les différents acteurs du secteur en vue de mieux accompagner et de soutenir davantage sa professionnalisation et sa transformation à la hauteur du rayonnement démocratique du Sénégal, dans le respect du régime de liberté encadré par les lois et règlements en vigueur. A cet effet, il a indiqué au Gouvernement la nécessité de poursuivre les efforts de soutien à la restructuration et au financement des entreprises de presse notamment dans le contexte du développement fulgurant du numérique et de l’intelligence artificielle, avec la nécessaire régulation des réseaux sociaux. Dans une dynamique de co-construction d’un modèle économique viable pour une presse libre, professionnelle et responsable, il a demandé au Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique d’examiner, en relation avec les autorités de régulation (CNRA et ARTP), les voies et moyens de mettre en œuvre, selon un agenda consensuel, les recommandations et propositions des organisations d’acteurs des médias concernant le Code de la presse et la transformation systémique et durable du secteur. Enfin, il a demandé au Premier Ministre, au Ministre en charge de la Communication et au Ministre des Finances et du Budget de définir un cadre rénové de financement et de suivi de l’exécution des Plans de développement des entreprises de presse publiques (RTS, SSPP « Le SOLEIL », SN APS et TDS SA).
La continuité du service public de l’eau potable en milieu rural demeure une préoccupation majeure des populations. Le Chef de l’Etat a, à ce sujet, invité le Gouvernement 3 à prendre toutes les dispositions urgentes et les mesures nécessaires en relation avec l’Office des Forages ruraux (OFOR) et les concessionnaires du service public désignés dans chaque zone afin d’améliorer le système de distribution de l’eau potable en milieu rural. Il a demandé au Ministre en charge de l’Hydraulique de rendre compte régulièrement en Conseil des Ministres de l’état et de la situation d’exploitation des ouvrages hydrauliques (forages, châteaux d’eau et réseaux), de la tarification retenue, ainsi que des populations impactées dans chaque concession du service public d’eau potable accordée sur le territoire national. Il a aussi demandé au Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations des Concertations nationales sur l’Eau et l’Assainissement tenues en novembre 2024 à Kaolack.
Au titre de son agenda diplomatique, le Président de la République réitère ses félicitations à son frère Son Excellence Brice Clotaire Oligui NGUEMA Président de la République gabonaise suite à son investiture le samedi 3 mai 2025 à Libreville. Il adresse également ses vifs remerciements au peuple gabonais pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé marquant ainsi l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Gabon. Enfin, il a informé qu’il prendra part, les 12 et 13 mai 2025 à Abidjan, à l’édition 2025 de l’Africa CEO Forum.
Dans sa communication, le Premier Ministre a mis en exergue, conformément aux directives du Chef de l’Etat, les actions envisagées par le Gouvernement pour la mise en œuvre effective, dans les délais convenus, du nouveau Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, conclu le 1er mai 2025 avec les partenaires sociaux. À cet égard, il a demandé au Ministre chargé du Travail, en relation avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, d’assurer un pilotage et un suivi performants de la mise en œuvre du Pacte.
Dans ce cadre, le Premier Ministre a souligné l’urgence attachée au lancement du processus d’élaboration inclusive du plan de mise en œuvre du Pacte et à l’adoption, avant la fin du mois de mai 2025, des textes fixant les règles de fonctionnement des organes de mise en œuvre. Il a également insisté sur le suivi étroit, par les ministères sectoriels, de l’application des accords signés, l’identification des engagements pouvant être pris en compte dans la Loi de Finances rectificative 2025, la soumission au Conseil des Ministres des projets de décret modifiant les décrets numéro 74-347 du 12 avril 1974 et numéro 2006-392 du 27 avril 2006 relatifs aux enseignants décisionnaires.
Il a aussi relevé l’exigence attachée à la finalisation, au cours de l’année 2025, de la digitalisation intégrale des actes et procédures administratives, notamment la gestion des carrières, l’accélération du processus de réforme du cadre juridique du secteur de la santé et de l’action sociale ainsi que la ratification de la Convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement.
Abordant le second point de sa communication, le Premier Ministre a souligné l’importance et la priorité attachées à l’élaboration et l’adoption rapide des orientations relatives à la mise en œuvre de la nouvelle approche du service civique national et du volontariat, au regard des défis et opportunités que représente la structure très jeune de la population sénégalaise. Dans ce contexte, il a rappelé le rôle de la Direction générale du Service civique national et du Volontariat, notamment en matière de renforcement des valeurs civiques au sein de la société, d’orientation des jeunes vers des missions d’intérêt général et leur participation active au développement durable.
Le Premier Ministre a, en outre, insisté sur la facilitation de l’insertion socio-professionnelle des jeunes par le développement personnel et professionnel et l’amélioration de leur employabilité par le biais du volontariat. Après avoir relevé les actions pilotes déjà mises en œuvre en 2024, notamment leur immersion dans les 27 fermes agricoles, le Premier Ministre a invité toutes les parties prenantes, sous la coordination de la Direction générale du Service civique national et du Volontariat, à mettre en place un cadre de concertation pour proposer au Gouvernement les orientations à adopter autour du civisme et du volontariat, adossées à la Vision Sénégal 2050.
Les propositions en la matière devront englober le civisme, le volontariat et la citoyenneté active, avec l’objectif ultime de faire de chaque volontaire un citoyen-sentinelle imbibé de la culture de la performance et du résultat. Le Premier Ministre a relevé l’opportunité offerte par les prochaines vacances scolaires pour s’approprier ces valeurs, en recourant aux ressorts du cadre associatif, en général, et du mouvement Navétanes en particulier, sous le concept de vacances citoyennes au niveau de tous les compartiments de la vie socio-économique nationale.
Dans ce sillage, le Premier Ministre a informé le Conseil du prochain lancement du nouveau format du programme « Sétal Sunu Rèew » qui sera désormais dénommé « Sétal Sunu Rèew ak Koom Koom ». Il s’agit d’améliorer l’efficacité et la pérennité du programme afin d’obtenir un effet transformateur permanent notamment par la maximisation de l’impact économique et social, la promotion de l’économie verte, l’intégration d’une approche éducative solide, la diversification des sources de financement ainsi que la mise en place d’un mécanisme de coordination entre l’Etat, les Collectivités territoriales, le secteur privé et la société civile.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
le Conseil a examiné et adopté :
AU TITRES DES MESURES INDIVIDUELLES,
le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
Au titre du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage :
Date de publication
2025-05-07
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 30 avril 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a félicité le Gouvernement, notamment le Premier Ministre, le Ministre en charge du Travail et de l’Emploi, le Ministre de la Formation professionnelle et technique mais aussi les organisations de travailleurs et d’employeurs, les partenaires techniques et financiers pour la tenue, l’excellente organisation et le succès de la 4ème édition de la Conférence sociale placée sous le thème de « l’emploi et de l’employabilité ».
Il a demandé au Premier Ministre de veiller avec l’ensemble des Ministres à la prise en charge méthodique des recommandations de cette rencontre qui illustre l’engagement de l’Etat pour le renforcement significatif du dialogue social tripartite (Etat, travailleurs, employeurs). A cet égard, il a insisté sur l’urgence de finaliser, en collaboration avec le secteur privé national, la « Nouvelle Politique nationale de l’Emploi » assortie de plans d’action adaptés dont le déploiement pragmatique doit être conforme aux objectifs sectoriels de l’Agenda national de Transformation. Les documents opérationnels de recadrage du pilotage des stratégies de promotion de l’emploi doivent accorder une place prépondérante à l’employabilité et à l’insertion socio-économique des jeunes. Ce changement notable de paradigme va s’amorcer à travers l’adaptation des dispositifs et le développement de la formation professionnelle et technique dans toutes les régions au regard des besoins de l’économie nationale.
Afin d’assurer la cohérence et l’optimisation des interventions en matière de promotion de l’emploi, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’évaluer et de réorienter les mécanismes du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) et du Programme de Formation Ecole- Entreprise (PF2E), de réviser, avec l’implication des parties prenantes, les objectifs de la Convention nationale Etat- Employeurs (CNEE) et de fédérer les systèmes d’information sur l’emploi et la formation professionnelle et technique, ainsi que le cadre étatique d’encadrement et de financement de l’entreprenariat et de l’auto emploi. Cette transformation indispensable des interventions incitatives de l’Etat sur le marché du travail permettra de rationaliser les ressources et de mieux accompagner les porteurs de projets et la transition de l’économie informelle. Au regard des nouvelles opportunités offertes par la relance globale de l’économie nationale, il a indiqué au Premier Ministre la nécessité de veiller à l’intensification de la redynamisation des secteurs productifs et filières à haute intensité de main-d’œuvre.
A cet effet, il a demandé au Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des réformes relatives à l’amélioration soutenue de l’environnement des affaires. Le financement adéquat de l’économie avec le reprofilage des actions, des instruments et mécanismes de financement public (CDC, BNDE, BHS, LBA, FONSIS, FONGIP, etc.) s’érige aussi en priorité. Par ailleurs, il a demandé au Ministre chargé du Travail et de l’Emploi, en relation avec le Ministre de la Famille et des Solidarités et le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’asseoir le déploiement d’un processus concerté et efficient visant la mise en place, à terme, d’un système durable de protection sociale universelle. La Fête du Travail sera célébrée le jeudi 1er mai 2025.
A cet effet, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations, ses encouragements et son soutien permanent à tous les travailleurs du Sénégal pour leur contribution quotidienne au développement national et à la stabilité sociale. Il a demandé au Gouvernement d’œuvrer au renforcement permanent du dialogue social avec les organisations de travailleurs, mais également à la promotion du travail décent dans le respect des dispositions du Code du travail et des conventions internationales concernées. Il a indiqué au Premier Ministre l’importance de repositionner l’administration du travail et de veiller à l’amélioration de ses conditions d’intervention. Le Premier Ministre est aussi invité à impulser, dans tous les ministères, le fonctionnement adéquat des comités d’hygiène et de sécurité du travail dont le dispositif réglementaire d’organisation appelle une actualisation.
Pour clore ce chapitre, le Président de la République a informé qu’il recevra les responsables des centrales syndicales dans le cadre de la cérémonie traditionnelle et solennelle de remise des cahiers de doléances dans l’après-midi du jeudi 1er mai 2025. Après la tenue, en 2024, du dialogue national sur le thème de « la réforme et la modernisation de la Justice », le Chef de l’Etat a informé qu’il présidera l’ouverture, le 28 mai 2025, du dialogue national sur la thématique du système politique. Les travaux seront coordonnés par Dr Cheikh GUEYE, un acteur réputé de la société civile. Le dialogue national reste un moment fort d’échanges sur des questions d’intérêt vital et appelle un sursaut patriotique de toutes les forces vives du Sénégal notamment les acteurs politiques.
Le Président de la République a réitéré sa détermination à ne ménager aucun effort pour asseoir, avec toutes les parties prenantes, le rayonnement permanent et la modernisation de notre système démocratique. L’excellence dans la gestion du système éducatif reste une priorité de l’action gouvernementale. A ce titre, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Education nationale, en liaison avec le Ministre des Forces armées, de poursuivre la dynamique de création des lycées d’excellence « Armée- Nation » dans toutes les régions du Sénégal et de veiller à leur fonctionnement adéquat en les dotant d’équipements et de ressources humaines et financières adaptés.
Par ailleurs, il a demandé au Gouvernement, dans cette dernière phase de l’année scolaire, de prendre toutes les mesures et dispositions nécessaires en vue de la bonne organisation, aux dates indiquées, des examens et concours sur l’étendue du territoire national. Il a, en outre, indiqué au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur d’accélérer la réforme de l’Office du Baccalauréat et d’engager, dès à présent, le processus d’orientation dans les Universités et autres établissements d’enseignement supérieur publics. Il a également invité le Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, en liaison avec le Ministre des Finances et du Budget, à accélérer l’achèvement des chantiers universitaires. Enfin, il a demandé au Premier Ministre d’assurer une coordination optimale de la gestion des examens et concours programmés au sein des différentes sphères de notre système d’enseignement.
Dans sa communication, le Premier Ministre a retracé les principales lignes directrices devant guider l’élaboration de la prochaine Loi de Finances rectificative (LFR) 2025. À cet égard, il a souligné l’exigence d’une déclinaison budgétaire appropriée des programmes stratégiques issus de la Stratégie nationale de Développement (2025-2029) de l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 », en tenant compte des contraintes financières du pays. Dans ce contexte, il a relevé la nécessité, pour les membres du Gouvernement, de s’attacher à une forte sélectivité dans les sollicitations de dotations budgétaires de la LFR pour leurs départements ministériels respectifs.
Concernant les nouveaux projets, le Premier Ministre a indiqué que l’approche devra privilégier, pour le budget d’investissement, les projets ne nécessitant pas de structuration lourde ou complexe, portant dans les domaines notamment du développement humain et de l’équité sociale, de la gouvernance, de la sécurité ainsi que dans le secteur primaire, l’énergie, l’hydraulique, le numérique et les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.
Pour les projets nécessitant une structuration lourde ou complexe, les dépenses relatives aux prestations intellectuelles y afférentes devront être impérativement inscrites dans la LFR 2025, en perspective du démarrage de leur exécution en 2026. S’agissant des projets en cours, financés aussi bien sur ressources internes qu’externes, le Premier Ministre a rappelé la priorité à accorder aux inscriptions budgétaires destinées au règlement des arriérés sur les prestations déjà effectuées. Il a également exhorté les Ministres à procéder à un tri rigoureux des projets à faible taux d’exécution.
Il a aussi insisté sur les concertations à engager avec les partenaires techniques et financiers en vue du réaménagement du portefeuille des projets financés sur ressources extérieures non alignés à l’Agenda national de Transformation et ceux, certes alignés, à considérer désormais comme une composante de nouveaux projets. Sur la base de ces orientations, le Premier Ministre a invité les Ministres chargés de l’Economie et du Plan, des Finances et du Budget, à prendre les dispositions appropriées, en relation avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en vue de lui soumettre les propositions d’inscriptions budgétaires des projets, dans la perspective de la tenue d’une réunion de pré-arbitrage avant la présentation du projet de LFR au Conseil des Ministres, dans les meilleurs délais, au cours du mois de mai 2025.
Par ailleurs, le Premier Ministre a engagé le Gouvernement à s’investir pleinement dans la nouvelle démarche devant régir les relations de l’Etat avec les partenaires sociaux en perspective de la conclusion d’un nouveau pacte de stabilité sociale. Dans ce cadre, il a mis en exergue l’impérieuse nécessité de réunir les conditions économiques et financières adéquates à même de changer le quotidien des travailleurs.
Cela implique donc de réussir le pari économique de l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 » dans une atmosphère de confiance et de transparence. Il a, par ailleurs, exhorté les Ministres et Secrétaires d’Etat à rester constamment à l’écoute des populations et des organisations représentatives des forces vives de la Nation et à répondre promptement, autant que possible, à leurs saisines. Enfin, le Premier Ministre a porté à la connaissance du Conseil le chronogramme arrêté pour la mise en place de la Commission de Centralisation des Achats de l’Etat. Le projet de décret y relatif sera soumis à l’approbation de Monsieur le Président de la République au cours du mois de mai 2025 avec l’objectif du démarrage effectif de la Centrale des Achats au mois de juillet 2025.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
Le Conseil a examiné et adopté :
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique :
Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités :
Au titre du Ministère de l’Education nationale :
Au titre du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture :
Date de publication
2025-04-30
Le Président de la République a présidé, ce matin, la cérémonie de remise des trophées du Prix Oscar national de la Qualité.
À cette occasion, le Chef de l’État a salué l’engagement des entreprises sénégalaises qui ont fait le choix de l’excellence dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue et des exigences de qualité toujours plus élevées.
Le Président de la République a rappelé que la qualité doit devenir un principe fondamental de gouvernance, aussi bien dans le secteur privé que dans l’administration publique. Elle constitue, a-t-il souligné, un levier stratégique pour construire un Sénégal souverain, industriel, compétitif et prospère.
À travers la promotion de la culture des normes et de l’excellence, le Sénégal affirme son ambition de s’intégrer pleinement dans les chaînes de valeur régionales et internationales, conformément aux objectifs de la vision Sénégal 2050.
Le Chef de l’État a chaleureusement félicité les lauréats du Prix Oscar national de la Qualité, tout en encourageant l’ensemble des entreprises et organismes à persévérer dans la voie de l’amélioration continue, condition indispensable pour relever les défis de la transformation économique nationale.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé, ce jeudi 24 avril 2025, au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), la cérémonie d’ouverture de la 4e Conférence sociale sur l’emploi et l’employabilité.
Cette édition, placée sous le thème « Emploi et Employabilité : Défis et perspectives pour un Sénégal souverain, juste et prospère », a réuni les autorités gouvernementales ainsi que des représentants des travailleurs, du patronat et des partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, le Chef de l’État a réaffirmé que l’emploi, en particulier celui des jeunes, constitue une priorité nationale. Il a souligné la nécessité d’une réponse collective, axée sur la formation professionnelle, la valorisation des compétences et le soutien à l’entrepreneuriat pour répondre à ce défi majeur.
Le Président de la République a également appelé à un engagement résolu de toutes les parties prenantes, notamment les partenaires sociaux, le secteur privé et les collectivités territoriales, afin de bâtir un modèle économique inclusif et durable. Ce modèle, a-t-il précisé, doit être au service de la dignité, de la justice sociale et de la stabilité du Sénégal.
Enfin, le Chef de l’État a réitéré l’engagement de l’État à assumer pleinement ses responsabilités dans cette dynamique, avec une volonté affirmée de promouvoir des réformes, d’assurer une gouvernance efficace et d’obtenir des résultats concrets pour les citoyens.
Retrouvez ci-dessous l'intégralité du discours du Président de la République :
Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et des relations avec les Institutions ;
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement ;
Excellences, Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique ;
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême ;
Monsieur le Premier Président de la Cour des Comptes ;
Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers ;
Messieurs les présidents des organisations d’employeurs ;
Mesdames, Messieurs les Secrétaires généraux de Centrales syndicales de travailleurs ;
Chers travailleurs,
Mesdames, Messieurs ;
En cette veille de célébration de la journée internationale du travail et de remise des cahiers de doléances, je voudrais d’abord saluer la mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs sociaux qui ont répondu massivement à l’invitation de l’État, à l’occasion de la quatrième édition de la Conférence sociale sur le thème : l’emploi et l’employabilité.
Cela témoigne de l’engagement de chacun de vous à œuvrer à la prise en charge de cette problématique qui touche directement à la dignité humaine, à l’épanouissement personnel et à la cohésion sociale.
Cette conférence se déroule dans le contexte du renouveau du dialogue social dans notre pays marqué récemment par la rencontre tripartite Gouvernement-Syndicats-Patronat sous la présidence du Premier ministre, et ayant permis de définir les contours d’un nouveau contrat social pour une croissance inclusive et durable.
Pilier essentiel de la stabilité sociale et du développement humain, l’emploi constitue un garant solide du droit à une vie décente.
Mais trouver un emploi qualifié requiert un ensemble de compétences, de qualités et d’aptitudes. C’est ce qu’on appelle l’employabilité. Il existe donc un lien interdépendant entre emploi et employabilité qui permet à un individu d’obtenir, de conserver et d’évoluer dans un emploi.
C’est un défi permanent face aux bouleversements technologiques majeurs que connaît notre époque, notamment avec l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle, et l’utilisation croissante des rebots et des services automatisés à la place des humains.
Ces évolutions posent avec acuité la question de l’avenir du travail et les compétences de demain.
Mesdames, Messieurs,
Le constat dressé par l’Organisation internationale du Travail est déjà alarmant : un jeune sur cinq dans le monde est sans emploi, sans formation et sans éducation.
Selon l’Observatoire de l’OIT, 453 millions de personnes sont en déficit d’emplois dans le monde et 191 millions de personnes en chômage en 2023.
Cette réalité douloureuse exige une mobilisation immédiate, coordonnée et déterminée à l’échelle nationale et internationale.
C’est pourquoi depuis le sommet des Chefs d’État et de Gouvernement tenu à Ouagadougou en septembre 2004, les États signataires de la Convention n°122 de l’Organisation Internationale du Travail, se sont engagés à créer un cadre favorable à l’emploi pour tous.
La Banque mondiale consciente du phénomène a appelé à lever les obstacles à l’emploi, indiquant que les pays en développement doivent créer 600 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2030 pour accompagner leur croissance démographique.
L’objectif de développement durable n°8 des Nations Unies souligne également la nécessité de promouvoir des emplois décents et durables pour stimuler une croissance économique inclusive.
Le Sénégal, à l’instar de plusieurs pays, est également confronté aux défis de l’emploi et de l’employabilité, marqués par une démographie croissante, une population très jeune et une économie dominée par le secteur informel.
Malgré plusieurs initiatives et programmes en faveur de l’emploi, les résultats sont à ce jour peu satisfaisants.
Les chiffres du dernier recensement général de la Population et de l’Habitat de 2023 indiquent clairement l’ampleur du défi : 75% ont moins de 35 ans, un taux d’emploi urbain de 44,3% contre seulement 33,6% en milieu rural, une disparité préoccupante entre les hommes et les femmes, ces dernières étant particulièrement frappées par le chômage avec un taux de 36,7%.
Un diagnostic sans complaisance du dispositif institutionnel a révélé des limites majeures liés notamment à :
- l’absence d’une réelle politique nationale de l’emploi ;
- l’inexistence d’un observatoire national pour l’emploi et la formation professionnelle ;
- la faible articulation entre les politiques d’emploi et les politiques de croissance et de développement ;
- l’inexistence d’un système d’informations intégré et porté à maturité ;
- l’insuffisance de la coordination entre les structures et les programmes existants ;
- la faible territorialisation des politiques publiques liées à l’emploi ;
- l’inadéquation entre les offres de formation et les besoins du marché de l’emploi ;
- l’insuffisance des financements des programmes d’emploi ;
- la faiblesse de la promotion de l’entrepreneuriat dans les secteurs pourvoyeurs d’emplois tels que l’économie verte, l’économie numérique et l’artisanat.
Face à cette urgence, il est impératif d’agir ensemble dans une démarche inclusive et pragmatique afin d’élaborer une feuille de route ambitieuse, reposant sur un dispositif institutionnel adapté.
La jeunesse de la population doit inciter davantage l’Etat et les acteurs économiques et sociaux à travailler ensemble pour promouvoir l’entreprenariat et l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi.
C’est à cela que s’emploie le gouvernement depuis notre arrivée à la tête du pays.
La problématique de l’emploi des jeunes est une de mes priorités. Elle est régulièrement inscrite à l’ordre du jour du conseil des ministres et de nos activités au quotidien.
Des mesures importantes ont été prises à cet effet, parmi lesquelles on peut citer :
- L’instruction donnée à Monsieur le Premier ministre de coordonner l’élaboration d’une nouvelle politique de promotion de l’emploi et de l’employabilité ;
- La finalisation en cours du nouveau pacte de stabilité sociale, indispensable pour asseoir dans les meilleures conditions, l’attractivité du Sénégal, le développement du secteur privé, la relance de l’économie et le déploiement des stratégies et politiques innovantes de promotion de l’emploi ;
- La révision de la convention Etat-employeur pour l’adapter aux exigences actuelles du marché du travail, outre l’insertion de 3500 jeunes en 2025 ;
- Les réformes en cours pour disposer de nouveaux codes du travail et de la sécurité sociale, afin d’assurer une meilleure protection sociale qui sera étendue aux acteurs de l’économie informelle.
A cela s’ajoute les initiatives en matière d’employabilité dans le domaine de la formation professionnelle et technique avec notamment :
- La mise en œuvre du programme de l’apprentissage de masse ;
- Le projet de formation pour l’autonomisation des femmes ;
- Le projet de formation des talibés dénommé Daara-atelier ;
- La généralisation de l’internalisation des modules sur l’entreprenariat dans les filières de formation et l’installation de centres d’incubation dans les établissements de formation professionnelle et technique ;
- Le renforcement du dispositif innovant d’insertion professionnelle des jeunes à travers les Masters Class et les caravanes de l’insertion ;
- Et la mise en place d’une plateforme nationale d’insertion professionnelle.
Mais pour méritoires que soient les actions menées, le défi ne peut être relevé que dans un climat social apaisé.
C’est pourquoi il est important d’instaurer un dialogue responsable entre le Gouvernement, les Organisations d’employeurs, les Organisations syndicales des travailleurs et la société civile.
C’est cela le garant d’un cadre d’épanouissement aux entreprises et de la sauvegarde des intérêts des travailleurs.
Le dialogue doit être permanent surtout en temps de paix qui offre plus de calme et de sérénité propices à des opportunités de résultats constructifs pour un environnement économique et social sain.
Un climat social apaisé en milieu de travail contribue fondamentalement à l’accroissement de la productivité et de la compétitivité.
C’est conscient de ces atouts que notre pays a adhéré aux instruments juridiques internationaux en faveur du dialogue social.
Au niveau national, le dialogue est consacré par la constitution en ses articles relatifs à la liberté d’association et à la liberté syndicale pour les travailleurs et les employeurs. Il figure aussi dans la loi portant code du travail.
A cela s’ajoute l’institution du Haut Conseil du Dialogue social et la Conférence sociale qui nous réunit aujourd’hui.
A vous acteurs du monde du travail : employeurs, syndicats de travailleurs, société civile et partenaires techniques et financiers, soyez assurés que l’Etat sera à vos votés pour consolider les cadres de concertations dynamiques. Le Gouvernement sera présent partout où c’est nécessaire pour la promotion du travail décent et l’accroissement de la productivité dans l’entreprise.
Mesdames et Messieurs,
La revue thématique des six tables rondes prévues dans vos travaux traduit la volonté de faire un état des lieux exhaustif de la situation de l’emploi et de l’employabilité ; en abordant les aspects relatifs notamment à la territorialisation, à la gouvernance, au financement, à l’entreprenariat, à l’innovation, et à la migration de main d’œuvre.
Il me semble important, à travers une approche multisectorielle et collaborative de mettre l’accent sur quelques axes.
• Premièrement : identifier les contraintes, les opportunités et les actions prioritaires nécessaires à la promotion d’un marché de l’emploi dynamique, inclusif et durable ;
• Deuxièmement : répondre aux besoins spécifiques des populations locales en optimisant les initiatives et en renforçant la gouvernance territoriale de l’emploi ;
• Troisièmement : placer l’innovation et l’entrepreneuriat au cœur des actions de développement économique, avec une attention particulière aux start-ups technologiques et aux entreprises innovantes qui sont des moteurs essentiels de compétitivité et d’opportunités économiques pour la jeunesse à l’horizon 2050 ;
• Quatrièmement : définir des stratégies efficaces de gouvernance de la migration professionnelle pour garantir un recrutement équitable et maîtrisé ;
• Cinquièmement : explorer de nouvelles voies pour améliorer la gouvernance du marché du travail et optimiser les ressources financières destinées à la promotion de l’emploi, notamment à travers le partenariat public-privé, les fonds d’investissement spécialisés et les technologies numériques.
Mesdames et Messieurs,
La lutte contre le chômage n’est pas seulement l’affaire de l’Etat. C’est un combat commun qui exige patience, détermination et cohésion.
Cependant, il nous est permis de nourrir un réel espoir, et la tenue de cette quatrième édition de la Conférence sociale sur l’emploi et l’employabilité suscite, à juste titre, beaucoup d’attentes auprès de notre jeunesse.
À vous, jeunes du Sénégal, je tiens à réaffirmer que mon Gouvernement est pleinement conscient de vos aspirations légitimes à contribuer au développement de vos familles, de vos communautés et de votre pays.
Soyez assurés que, quelles que soient les difficultés rencontrées ou les circonstances auxquelles nous ferons face, l’État restera fermement engagé à vos côtés.
Plus que jamais, je demeure déterminé à relever avec vous le défi, pour que chacun puisse accéder à un travail digne, productif et valorisant.
A ce propos, j’invite nos Chefs d’entreprises à s'engager davantage, dans l’offre d’opportunités de formations et la création d’un environnement de travail inclusif.
En favorisant le développement des compétences de vos employés, vous ne vous contentez pas de renforcer uniquement la compétitivité de vos boîtes, mais vous contribuez également à la valorisation du capital humain, un des piliers de la Stratégie nationale de développement.
Il est aussi important de promouvoir une culture de l'apprentissage et de l'innovation. Que ce soit par le biais de stages, de mentorats ou de programmes de formation, chaque initiative compte. Les jeunes doivent être encouragés à explorer différentes voies professionnelles et à ne pas craindre de se réinventer.
Pour sa part, l’Etat jouera son rôle pour garantir une meilleure adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché de l’emploi. C’est ce qui permettra de réduire sensiblement les écarts existants tout en renforçant la compétitivité économique et sociale du Sénégal.
Chers participants,
Votre engagement aux côtés de l’Etat sera essentiel pour relever les défis qui nous attendent : finalisation de l’élaboration de la nouvelle Politique nationale de l’Emploi, mise en œuvre de réformes nécessaires du marché du travail, création d’un Système d’Informations sur le Marché de l’Emploi intégrant les métiers émergents, renforcement du lien École-Entreprise, et encouragement de l’investissement privé dans les pôles territoriaux.
C’est pourquoi, j’attends avec intérêt les conclusions et recommandations qui émergeront de vos travaux, pendant ces deux journées.
Soyez assurés qu’elles feront l’objet d’une exploitation attentionnée par le Gouvernement dans la mise en œuvre de la feuille de route qui sera retenue.
Je déclare ouverte la quatrième édition de la Conférence sociale et souhaite plein succès à vos travaux.
Je vous remercie de votre attention.
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 23 avril 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté les condoléances de la Nation et a exprimé sa compassion à la communauté catholique, suite au décès du Souverain pontife, Sa Sainteté le Pape François. Le Pape François fût un homme de foi et de paix, particulièrement engagé et attaché à la justice sociale, notamment à la défense des couches les plus vulnérables. Dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, il a adressé ses chaleureuses félicitations à la communauté chrétienne et a prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité.
Le Chef de l’Etat a abordé la problématique du développement de la recherche et de l’innovation dans l’agenda national de transformation. L’ambition pour un Sénégal souverain, juste et prospère, place la recherche et développement et l’innovation au cœur de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques. A ce titre, il a demandé au Ministre chargé de la Recherche et de l’Innovation de finaliser, avant fin juin 2025, la cartographie de la recherche et de l’innovation en indiquant les infrastructures et les équipements disponibles, mais également le capital humain national mobilisé dans la sphère publique et le secteur privé.
Le Président de la République a indiqué au Premier Ministre et au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et aux Ministres en charge de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique en particulier, la nécessité de travailler à la validation, avant fin août 2025, d’un document de politique nationale de recherche et d’innovation impliquant les acteurs publics et privés, les universitaires, les chercheurs, les industriels et toute autre partie prenante.
Il a aussi demandé au Premier Ministre d’assurer la mise en cohérence, la supervision des programmes ministériels d’investissement dans la recherche, la promotion de l’innovation et de veiller à leur convergence avec les besoins sectoriels du pays. Le Chef de l’Etat a souligné le caractère fondamental de la valorisation des résultats de la recherche et de nos capacités d’innovation dans les lettres de politique sectorielle, les stratégies industrielles, numériques et technologiques définies, les programmes et projets déployés. Il a indiqué, en outre, l’importance du soutien de l’Etat à la création d’entreprises technologiques et de laboratoires de recherche, au renforcement adéquat des écoles d’ingénieurs et des instituts de recherches mais aussi au financement et à l’accompagnement adaptés au développement de la recherche et de l’innovation.
A cet effet, le Président de la République a demandé au Premier Ministre, au Ministre en charge de la Recherche et au Ministre des Finances et du Budget de rationnaliser toutes les aides et l’essentiel des fonds publics destinés à la recherche, dans le cadre d’un Fonds national pour le Développement de la Recherche et de l’Innovation, avec de nouveaux mécanismes de mobilisation et d’allocation de ressources à travers des contrats de performance intégrant des objectifs de résultats bien ciblés.
Dans ce sillage, il a demandé au Premier Ministre, de mettre en place un Conseil national de la Recherche et de l’Innovation pour matérialiser la nouvelle politique de recherche et d’innovation endogène et arrimée aux meilleurs standards internationaux. Pour clore ce chapitre, il a magnifié la participation remarquable de la délégation sénégalaise au 50ème Salon international des Inventions de Genève tenu du 09 au 13 avril 2025 et adresse ses vives félicitations aux lauréats.
Le Président de la République est revenu sur la question de l’amélioration et de l’attractivité du Sénégal et de l’optimisation des procédures dans la transparence en vue d’accélérer la mise en œuvre des programmes et projets. En effet, l’attractivité et la compétitivité de l’économie nationale s’érigent en priorités. A cet égard, il a indiqué au Gouvernement que le déploiement performant de l’Agenda national de Transformation exige une maitrise parfaite des procédures administratives et de passation des marchés mais également de toutes les actions visant la réalisation, dans les délais, des infrastructures, programmes et projets financés dans le cadre du budget de l’Etat et du partenariat public-privé. Il a aussi demandé au Premier Ministre de veiller à la finalisation de la réforme relative au Code des Investissements ainsi qu’à la célérité requise des structures publiques dans l’instruction optimale et transparente des dossiers d’investissements privés crédibles et conformes aux priorités de la Vision Sénégal 2050.
Dans le même élan, il a appelé le Premier Ministre à travailler à la certification des procédures notamment au sein de l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP) et de la Direction centrale des Marchés publics (DCMP) pour plus de célérité dans le traitement des dossiers tout en garantissant la transparence.
Le Chef de l’Etat a réitéré au Gouvernement, aux Centrales syndicales, au Patronat et à toutes les forces vives de la Nation son attachement constant au dialogue et à la concertation comme méthode de gouvernance. Dans ce contexte de renforcement conséquent du dialogue social tripartite (Etat, Patronat, Syndicats), il a demandé au Ministre en charge du Travail de faire le point sur le processus de conclusion du Pacte national de Stabilité sociale, l’état de prise en charge des cahiers de doléances des centrales syndicales en perspective de la fête du travail, le 1er mai 2025, et les enseignements et recommandations du rapport 2024 sur les statistiques du marché du Travail.
Enfin, le Président de la République a informé le Conseil qu’il présidera, jeudi 24 avril 2025, la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition de la Conférence sociale placée sous le thème de l’employabilité et de l’emploi des jeunes.
À l’entame de sa communication, le Premier Ministre a souligné que les opérations de reddition de comptes en cours, conformes aux engagements électoraux de Monsieur le Président de la République, sont une exigence dans une démocratie. Il a relevé qu’un tel exercice doit aller de pair avec la mise en œuvre des actions requises pour bâtir une patrie forte souveraine et prospère portée par un sursaut national face aux nombreux défis à surmonter dans le contexte de la situation critique des finances publiques.
À cet égard, il a informé le Conseil que le Gouvernement présentera, dans les prochains jours, au peuple sénégalais et aux partenaires techniques et financiers, un plan structuré, détaillé et chiffré de relance, adossé à l’Agenda national de Transformation systémique du pays.
Le Premier Ministre a ensuite axé sa communication sur la prise en charge des enfants de la rue et sur le phénomène de la mendicité publique et du vagabondage en général. Concernant la prise en charge des enfants de la rue, le Premier Ministre a marqué la forte préoccupation du Gouvernement face à ce phénomène de violation grave des droits de l’enfant garantis par le Constitution du Sénégal et les divers textes internationaux.
Il a rappelé les différentes initiatives prises par le Sénégal, notamment la « Stratégie de protection de l’enfant », le Projet « Zéro enfant en situation de rue » et le « Programme de Modernisation des Daara », qui n’ont pas produit les impacts attendus. Un nouveau paradigme s’impose donc dans le contexte de la Vision Sénégal 2050 qui place l’avenir de l’enfant au cœur de la promotion d’un capital humain de qualité et de la promotion de l’équité sociale.
Il s’agira de parvenir, une fois pour toutes, au retrait des enfants en situation de rue et à leur réinsertion socio-économique. Dans cette perspective, le Premier Ministre a soumis à Monsieur le Président de la République la proposition faite par le Ministre de la Famille et des Solidarités, relative à l’organisation des Assises de la petite enfance destinées notamment à proposer des solutions concrètes, durables et adaptées au contexte sénégalais, en synergie avec l’ensemble des parties impliquées, sur la base de l’identification précise des obstacles qui entravent l’éradication du phénomène des enfants en situation de rue.
Sur la base des directives arrêtées par le Chef de l’Etat, il a invité le Ministre de la Famille et des Solidarités à prendre les dispositions appropriées pour la bonne organisation de ces Assises, en relation avec les Ministres chargés de la Justice, de la Santé et de l’Action sociale, de l’Education nationale ainsi que de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Abordant le phénomène relatif à la lutte contre la mendicité publique et le vagabondage, le Premier Ministre a déploré son accentuation malgré un arsenal légal dissuasif et la mise en place d’organes dédiés. Il a rappelé les dispositions légales pertinentes relatives à l’incrimination de la mendicité, du vagabondage et de l’exploitation de la mendicité d’autrui ainsi qu’à la protection des victimes d’exploitation de la mendicité et à la protection de l’enfant en danger.
Sur cette base, il a engagé les Ministres chargés de la Justice, de la Famille, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, des Forces armées ainsi que des Affaires étrangères de lui soumettre, au plus tard fin octobre 2025, une stratégie de riposte à présenter à l’approbation de Monsieur le Président de la République. Cette stratégie devra couvrir, entre autres, les axes suivants :
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
Le Conseil a examiné et adopté :
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES,
le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :
Date de publication
2025-04-23